05.11.2009

LES ILLUSIONS PERDUES...

Il y a juste deux ans et demi, Nicolas Sarkozy était élu à la tête de notre pays... Avec lui était venu l'espoir : car on nous l'avait annoncé : tout allait changer dans le pays ! Aujourd'hui, l'espoir a laissé place au doute, voire à la déception : les "affaires" ont repris leur droit... Les ministres se déchirent... Les députés et les sénateurs, un peu fatigués de rester constamment le doigt sur la couture du pantalon se rebiffent et provoquent le président et le gouvernement ! Les électeurs de droite se font plus discrets et cherchent encore -mais juste un peu- à cacher leur colère... Les "réformes" annoncées chaque jour usent les françaises et les français... d'autant plus qu'elles sont de plus en plus abracadabrantesques !

Alors, existe-t-il encore, dans notre pays, un homme ou une femme pour sauver la république ? Un président ou une présidente de la république qui pourrait se vanter d'être politiquement neutre et de pouvoir se poser en arbitre dans les conflits qui minent la vie politique de la France ? Un président qui, oubliant le pouvoir personnel, oserait rendre au Parlement son vrai rôle législatif ? Un président qui aurait à coeur de veiller au bon fonctionnement de nos institutions et au respect de la séparation des pouvoirs ? Un président qui pourrait, de par son intégrité, assainir enfin la vie politique de la France ? Pour ma part, je n'en connais AUCUN... Parce que, quoi qu'on fasse, le chef de l'état français sera toujours et avant tout un politicien, chef de parti !

La Monarchie comme ultime recours ? C'est ce que je pense... C'est d'ailleurs ce que pensent de plus en plus de nos compatriotes ! Alors, pour protéger les restes de la république, nos "têtes pensantes" accusent le régime actuel de "dérive monarchique"... Monarchie devient alors synonyme de régime autoritaire, de chef de l'état tout puissant, d'absence de véritable contre pouvoir... Mais la Monarchie c'est justement tout le contraire... Même nos plus grandes figures de l'Ancien Régime devaient composer avec un contre pouvoir : Louis XV et Louis XVI, farouches partisans de l'égalité des français devant l'impôt ont dû abandonner leur projet de réforme à cause de la toute puissance des assemblées provinciales !

Nous sommes donc bien en république (même si elle est de plus en plus autoritaire et bananière !)... et je redis ici que l'Instauration, en France, d'une Monarchie démocratique et parlementaire apporterait un souffle nouveau à notre pays !

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