04.07.2009

DE SI BONNES PLACES !

Qui dit remaniement ministériel dit bien entendu éviction de certaines et de certains du gouvernement... Jusqu'à présent, il était de tradition que les ministres qui n'étaient pas reconduits se taisent... Là aussi, les choses changent. Trois des ministres du gouvernement "Fillon 1" visiblement aigris de ne plus avoir leur place à la table présidentielle parlent... et livrent ouvertement leur colère parfois : ainsi, Monsieur Jego, Laporte et Madame Boutin y vont chacune et chacun de leur déclaration devant les caméras de télévision... Les petites phrases assassines fusent de toute part.

Je me permettrais toutefois de rappeler à ces messieurs dames que l'emploi de ministre n'est en aucun cas un emploi CDI... que c'est avant tout un service que l'on rend au pays... Mais il est vrai que la place est si chèrement payée que chacun a envie d'y demeurer le plus longtemps possible ! Preuves supplémentaires ? Madame Dati, en son temps, a accepté contrainte et forcée de quitter sa fonction pour aller siéger à Bruxelles... Monsieur Hortefeux a quant à lui trahi le mandat qu'il avait reçu pour le même Parlement européen et a préféré conserver son gros portefeuille de ministre... La fonction de ministre n'appartient à personne... Il serait temps de le rappeler !

Pour terminer, il faut bien entendu dire un mot sur la façon dont on aurait caché aux principaux "sortants" leur éviction... Virés ou pas, telle n'est pas le problème... Mais il faut par contre voir comment ils ont été remercié... Je comprendrais qu'ils soient meurtris de l'avoir appris le soir du remaniement, au journal télévisé... Mais il en est du traitement des ministres comme du traitement des français : tout se fait désormais dans la brutalité et l'ingratitude... Pourquoi Nicolas Sarkozy agirait-il avec les siens autrement qu'il ne le fait pour les habitants de notre pays ? Un espoir toutefois, cet "incident" lui permettra sans doute de prononcer un nouveau "mea culpa" dans les colonnes des journaux... Puisqu'il semble trouver désormais un plaisir certain à demander, lui aussi, pardon pour ses erreurs...

Drôle d'époque pour la politique !

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