25.10.2008
MADAME DATI FACE AUX MAGISTRATS...
On l'a bien compris : rien ne va plus entre Madame Dati et les magistrats français. Le problème ne date pas d'hier et ces dernier reprochent depuis longtemps à leur ministre de ne pas les écouter, de ne pas les défendre et pire encore, de les mépriser. Mais cette fois, les limites de l'acceptable semblent avoir été dépassées et le ton est encore monté d'un cran dans les palais de justice. En effet, suite à la vague de suicides intolérable dans les prisons françaises, Rachida Dati a décidé de convoquer les responsables des magistrats... Ces derniers qui refusent d'être désignés comme les responsables du malaise des prisons, reprochent à la ministre son double langage : d'un côté le gouvernement demande aux juges davantage de sévérité, des peines plus lourdes, et d'un autre, il semble reprocher à celles et ceux qui ont en charge la justice, d'être responsables des suicides dans les maisons d'arrêt ! Et c'est bien là le problème : le pouvoir semble découvrir qu'il a sans aucun doute, et une nouvelle fois, parlé et agi trop vite ! En envoyant de plus en plus souvent les gens en prison, et surtout de plus en plus jeune, il avait sous-estimé les conséquences dramatiques que cette politique de la soi-disant "tolérance zéro" ! Oui, il faut que notre société rappelle qu'il y a des règles pour bien vivre en société. Oui, il faut que l'état soit le garant du bon respect de ces règles. Mais il faudra certainement trouver d'autres moyens que la détention afin de punir les contrevenants... D'autant plus que les prisons françaises sont montrées du doigt par les associations internationales de défense des droits de l'homme... 700 détenus pour un peu plus de 400 places à la prison de Loos c'est parfaitement intolérable ! Un jeune "primo-délinquant" qui passe quelques mois en cellule a toutes les chances d'en ressortir délinquant lourd... On le sait, les brimades, la violence, la drogue, le viol font partie du quotidien dans les prisons françaises... Et face à cette situation indigne d'un pays qui se veut être le champion de la démocratie et des droits de l'homme, rien de concret n'a été proposé ! C'était sans compter sur le désespoir des prisonniers qui se transforme aujourd'hui en vague de suicide... Des solutions seront sans aucun doute enfin trouvées pour éviter que les phénomène observé ces dernières semaines ne s'étende... Mais hélas, et comme d'habitude en France, il faut attendre qu'il y ait le feu pour qu'on recrute des pompiers pour éteindre l'incendie !
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